Dobrodošli u Hrvatsku!

Publié: septembre 27, 2012 dans Divers

Après l’étape slovène, il était temps de rejoindre notre destination finale : la Croatie, ou Hrvatska pour ceux qui n’ont pas peur de se frotter à la prononciation slave ! Pourtant, en Slovénie, certaines personnes nous avaient mis en garde. Tadej, le vendeur de la 660 SMC, avait émis quelques réserves, et surtout l’employé du service des plaques et contrôles techniques auquel j’avais eu affaire pour immatriculer la moto en plaque d’exportation m’avait clairement conseillé de renoncer :

« La moto est immatriculée et assurée partout dans l’espace Schengen, mais en Croatie je ne sais pas, peut-être qu’ils ne vous laisseront pas rentrer à la frontière, et si il vous arrive quelque chose là-bas vous risquez d’être dans la merde. Vous avez déjà eu un accident, il serait stupide de continuer jusqu’en Croatie. »

Ben ouais mais j’ai jamais été très intelligent de toute façon, alors ça sera direction la Croatie quand même mon bonhomme ! Et on verra bien à la frontière ce que les douaniers pensent de ma belle plaque export toute jaune…

Départ tardif (ça change) de la résidence universitaire et tentative de sortir rapidement de Ljubljana… qui échoue lamentablement. Pas moyen de prendre la direction prévue sur la carte sans se retrouver sur l’autoroute, pour laquelle il faut une vignette spéciale que bien évidemment personne n’a achetée. On passe donc une bonne heure à galérer et à faire le tour de la ville, en pensant que dans ces moments là on échangerait bien le côté « roots » de la carte pour un bon GPS. D’ailleurs, on finit par se résoudre à utiliser l’application GPS d’un smartphone, quitte à douiller niveau forfait. Ouf ! C’est bon, on peut tracer la route.

Le roadbook du jour prévoit de la route très sympa jusqu’à la frontière croate. On emprunte d’abord des routes route de campagnes minuscules (et très mal indiquées) avant de se retrouver sur un petit col qui serpente en sous bois pour franchir une grosse colline. Si la route est bien visible sur la carte, dans la réalité elle se transforme au bout d’un moment en chemin de terre. Supermotard ! Malheureusement, tout le monde n’est pas forcément très à l’aise dans le gravier et cette portion nous ralentit pas mal. Une fois le goudron retrouvé, on enquille les kilomètres sur des routes super agréables et peu fréquentées, qui alternent le très sineux et le plus roulant dans un paysage très vallonné. Pour une fois, on n’est pas obligé de se battre pour faire des kilomètres et c’est reposant. Ca à l’air con de dire ça, mais s’enchaîner des cols toute la journée est épuisant car il faut rester très concentré et rouler vite pour faire une moyenne correcte. Là au contraire on se balade, il fait chaud, l’optimisme est retrouvé avec cette nouvelle moto, bref tout va bien. Au fur et à mesure que l’on progresse vers le Sud, le paysage se transforme et se fait de plus en plus méridional. On arrive à la frontière en milieu d’après-midi, après avoir effectué près de 50km sur la réserve avec la 660 en raison de l’absence de station-service sur cette portion ! Plus une goutte dans le réservoir, c’était Kevin qui ouvrait la route pendant que je collais à sa roue pour lui faire l’aspi et consommer le moins possible…

Puis vient l’épreuve de vérité : les douaniers vont-ils me laisser passer ? Roulement de tambour… Comme on s’y attendait, les douaniers n’en ont strictement rien à branler ! Ils se contentent de jeter un coup d’œil à ma pièce d’identité, sans même demander l’assurance ou la carte grise. Évidemment, aucun problème pour les trois autres non plus. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Plitvicka Jezera (les Lacs de Plitvice), ce qui représente tout de même un bon bout de route alors que le soleil est déclinant.

Un petit col juste après la frontière nous donne un aperçu de ce que sont les routes Croates : adieu bitume lisse et grip correct, bonjour trous, bosses et rapiéçages ! Et encore, si celui-ci secoue sérieusement, au moins il accroche. Ca ne sera pas toujours le cas, comme peut en témoigner max qui manque de s’en mettre une en perdant l’avant sur une petite route en sous-bois. Le bitume ici bien lisse est traître car il dissimule une vraie patinoire. Je pense qu’on s’est tous fait des frayeurs ce jour-là, et malheureusement cette sensation d’absence de grip nous fera perdre la confiance pendant toute la partie Croate du voyage ! Cela dit, on continue notre route à travers les collines, le cadre est très agréable et il commence à faire moins chaud. Je cherche à prendre les petites routes que nous étions censés emprunter d’après le roadbook, mais on se rend vite compte que le réseau secondaire est difficilement praticable, voire inexistant. Après s’être retrouvés complètement enfoncés dans la pampa sur un minuscule chemin de terre qui était censé être une route, on décide de revenir sur les « axes principaux » (des routes de campagne normales quoi). De toute façon il faut qu’on roule si on veut arriver avant la nuit. D’ailleurs, elle va bientôt tomber. En fait, elle est tombée. Trop tard ! Allez, on arrive peu après l’obscurité complète, ce qui au regard de nos performances précédentes est déjà un exploit . 🙂
Nous trouvons sans difficulté notre petite auberge, qui est en fait une chambre d’hôtes chez l’habitant, comme il se pratique beaucoup  en Croatie. C’est honnêtement la meilleure façon de se loger à petit prix, après couchsurfing ! D’autant plus que la notre est très peu chère pour l’endroit (Plitvicka Jezera est un lieu extrêmement touristique et certains s’en mettent plein les fouilles en pratiquant des prix prohibitifs). Nos hôtes, assez âgés, ne parlent pas anglais, mais celui qu’on suppose être leur petit-fils oui (c’est une maison familiale). Ils sont très arrangeants et nous laissent parquer nos motos dans leur garage. Nous avons tout le rez-de-chaussée à notre disposition, soit deux chambres, une cuisine/salle à manger et une salle de bains. Pas mal ! La cuisine sort tout droit de la Yougoslavie des années 60 mais peu importe, ce soir c’est resto, l’occasion d’aller s’enfiler quelques Karlovačko et autres Ožujsko. Ce Roadtrip est définitivement placé sous le signe de la bière !

Une bonne nuit de sommeil plus tard, nous voilà prêt pour découvrir les fameux lacs de Plitvice. Afin de ne pas me perdre en explications hasardeuses, je vous renvoie à la page wikipédia du Parc national des Lacs de Plitvice, mais dite vous bien que la visite de ce site est une expérience inoubliable. C’est évidemment très fréquenté (environ un million de visiteurs par an), mais le charme du lieu n’en est pas vraiment dénaturé. Si d’aventure vous passez dans le coin, n’hésitez pas ! Et puisque quelques photos valent mieux qu’un long discours…

 

After our Slovenian, stage, it was time to reach our final destination: Croatia, or Hrvatska or for those who are not afraid to try the Slavic pronunciation! However, in Slovenia, some people were kind of doubtful. Tadej, the seller of the 660 SMC, warned us that he didn’t know if I would be able to get in the country, and the guy with whom I did the paper stuff to register the bike with export plate clearly advised me to give up:

« The bike is registered and insured throughout the Schengen area, but in Croatia I do not know how it will work, maybe they will not let you cross the border, and if something happens to you there you might be screwed. You already had an accident, it would be foolish to continue to Croatia. « 

Yeah but I’ve never been very smart anyway, so towards Croatia I will ride anyway, buddy! And we’ll see what the border customs think of my beautiful yellow export plate…

Late check-out (for once) and an attempt to quickly get out of Ljubljana… which fails miserably. There is no way to take the expected direction on the map without ending up on the highway, for which you need a special sticker that obviously nobody bought. So we are desperately trying for about one hour, riding all around the city, thinking that in those moments we would rather give up the oldschool map for a good GPS. Actually, we finally decide to use a smartphone GPS app’ despite the fact that it’s gonna cost a lot to use it abroad. Phew! Finally it’s okay, we can hit the road.

According to the roadbook we should enjoy very nice roads to the Croatian border. We ride first on tiny (and very poorly indicated) countryside roads before ending up in a small pass that winds through the woods to get through a big hill. If the road is clearly visible on the map, in reality it becomes at some point a dirt road. Yeah, Supermoto! Unfortunately, everyone is not necessarily very comfortable with the gravel portion and this slows us down. Once we get back on the tarmac we can ride long distances more efficiently, on super nice roads with little traffic, were very curvey parts alternate with straight bits in a very hilly landscape. For once, we don’t have to struggle for miles. It sounds stupid to say so, but ride passes all day is exhausting because you have to stay very focused and ride fast to make a decent average speed. Here we can chill-out a bit, it’s hot, optimism is up with this new bike, and anything goes. As we move towards the South, the landscape changes and becomes more southern. We get to the border in mid-afternoon, after completing nearly 50km on reserve with the 660 because of the lack of service station on this section! Not a single drop left in the tank, Kevin opened the road while I was sticking to his wheel in order to burn the least possible …

Then comes the moment of truth: will they let me through? Drumroll … As expected, customs don’t give a fuck! They just take a look at my ID, without even asking for the insurance or bike ID. Obviously, no problem for the other three either. We just have to head towards Plitvicka Jezera (Plitvice Lakes), which is still a long run, while the sun is declining.

A small hill just over the border gives us a glimpse of what Croation roads are: farewell smooth tarmac decent grip, hello holes, bumps and patches! And yet, if this one seriously shakes us, at least there is some grip. It will not always be the case, as Max can  testify when he almost crashes by losing the front wheel on a small road through the woods. Smooth bitumen here is treacherous because it hides a real ice rink. I think we all got a scare that day, and unfortunately this feeling of lack of grip will make us lose confidence throughout the whole Croatian part of the trip! This being said, we continue our journey through the hills, the setting is very nice and it’s getting cooler. I try to take the back roads we were supposed to ride according to the roadbook, but soon we realize that this « secondary » network is really bad or nonexistent. Finding ourselves completely embedded in the bush on a tiny dirt trail that was supposed to be a road, we decided to go back to the « main lines » (i.e. normal countryside roads). Anyway we have to ride a lot if we want to arrive before nightfall. Moreover, night will soon fall. Actually, it fell. Too late! Come on, we arrived shortly after the darkness, which in the light of our past performances is already an achievement. 🙂
We find without difficulty our small hostel, which is actually a guest room, as it is very often the case in Croatia. This is honestly the best way to get cheap accomodation, after couchsurfing! Especially since ours is very cheap for the location (Plitvicka Jezera is an extremely touristic place). Our hosts, fairly old, do not speak English, but the guy we suppose to be their grandson does (this is a family home). They are very nice and let us park our bikes in their garage. We have the entire ground floor at our disposal, two bedrooms, a kitchen / dining room and a bathroom. Not bad! The kitchen comes straight from the Yugoslavian 60’s but it doesn’t matter, tonight we dine at the restaurant and enjoy a few Karlovačko and Ozujsko beers. This Roadtrip is definitely under the sign of beer!

A good night’s sleep later, we’re ready to explore the famous Plitvice Lakes. I don’t want to confuse you with dizzy explanations so I send you to the Wikipedia page. But remember that visiting this place is an unforgettable experience. It is obviously quite crowded (about a million visitors per year), but it doesn’t really kill the charm of the place. If by any chance you’re around, do not hesitate! And since some pictures are worth a thousand words …

 

Magnifique, n’est-ce pas ? Restez connectés pour la suite, il y a encore de la route ! 😉

Breathtaking, isn’t it? Stay tuned for what’s next ’cause there is still a long distance to go !

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commentaires
  1. Kév dit :

    Cay bôôôô…!!! Et toujours aussi cool de lire vos péripéties, on sent que vous vous êtes bien amusé, et vous nous régalez aussi ! Alors que demander de mieux ?!!! (nous emmener avec vous la prochaine fois peut-être…? ^^)

  2. daddy cool dit :

    Marveled (?!) as usual by the english translation…

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